
Contrairement à la gravure en creux, la lithographie ne repose pas sur des sillons. L’artiste dessine traditionnellement sur une pierre calcaire préparée. Le dessin gras retient l’encre tandis que les zones humidifiées la repoussent. La feuille est ensuite pressée contre la matrice.
Pourquoi les artistes l’ont tant utilisée
Parce qu’elle autorise un dessin libre, des aplats, des lavis et une grande variété de textures. Au XXe siècle, des ateliers spécialisés ont permis à des artistes comme Picasso, Miró, Chagall ou Matisse de travailler avec des imprimeurs capables de traduire des images complexes en plusieurs passages de couleurs.
Une couleur peut signifier plusieurs impressions
Pour une lithographie polychrome traditionnelle, plusieurs pierres ou plaques peuvent être nécessaires. Chaque couleur est repérée puis imprimée successivement. La précision du calage entre les passages explique une partie de la virtuosité technique du procédé.
Que regarder sur une feuille ?
Le papier, les marges, la texture de l’encre, les inscriptions et la documentation de l’édition. Une lithographie ne laisse pas la cuvette typique d’une plaque de gravure en taille-douce. Certaines pierres peuvent cependant laisser des marques physiques discrètes.
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Les techniques, les signatures et le marché prennent tout leur sens lorsqu’on les relie entre eux.
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